Comment déconfinerons- nous après le 11 mai ?

Faire comme si rien ne s'était passé ?

Programme j'arrete le stress

Nous ne pourrons pas reprendre nos activités comme si rien ne s’était passé, nous avons tous été confrontés à une ou plusieurs situations inhabituelles. Elles ont laissé des traces :

De la peur, de l’angoisse

  • de tomber malade
  • de rencontrer des problèmes financiers
  • de ne pas pouvoir partir en vacances
  • de l’impossibilité de redémarrer l’activité quand on est indépendant ou petite structure
  • du retour au travail o comment vont se passer les relations avec les autres ? o comment faire pour qu’ils ne me contaminent pas ? o est-ce que nous ne risquons pas d’être licenciés ? d’avoir des horaires imposés, des vacances imposées ou supprimées, des avantages supprimés ?

De la fatigue 

  • des situations vécues pendant le confinement avec les proches
  • du rythme qu’il va falloir reprendre et que nous avons perdu
  • du manque d’exercice physique pendant le confinement
  • du manque de soleil, de sommeil, de la mauvaise alimentation

De la colère ou tristesse

  • colère contre la situation, la façon dont elle est gérée par le gouvernement, l'entreprise, les autres ...
  • colère d’être obligé de sortir et de prendre les transports alors que c’est dangereux
  • tristesse pour le monde qui « flanche », pour le monde que nous donnons à nos enfants
  • colère ou tristesse de se sentir tellement impuissant De la culpabilité
    • d’avoir bien vécu le confinement
    • de n'avoir pas été bénévole
    • de s’en être sorti alors que d’autres sont morts (syndrome post traumatique)

Une situation immunitaire dégradée

  • peu d'exercice physique, beaucoup de temps d'écran
  • qualité alimentaire dégradée (plus riche, rythme déréglé, plus d’alcool) avec prise ou perte de poids
  • peu de soleil
  • stress des nouvelles dramatiques continuelles, des décomptes de malades et de morts
  • ennui
  • troubles du sommeil, rythme complètement décalé
  • relations sociales diminuées, tensions avec les co-confinés

Une perte de repères

  • coincé à la maison, parfois dans la promiscuité
  • télétravail ou chômage subi
  • managers perdus, managés insatisfaits
  • indépendants et petites structures à l’arrêt total
  • perte de motivation
  • remise en question personnelle

Un ou plusieurs deuils à vivre

  • de la vie d’avant
  • de la parenthèse du confinement
  • de personnes chères qui sont décédées durant la période, auxquelles nous n’avons pas pu dire adieu
  • de toutes les personnes inconnues qui sont décédées

Nous pouvons bien sûr nous dire que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, que ça ira mieux dans quelques temps. Mais nous pouvons aussi nous préparer et lorsque la reprise sera là, être très vigilants à ce que nous ressentons et à notre façon personnelle de vivre les choses.

Pour nous préparer, nous pouvons déjà reprendre en main tout ce qui dépend de nous et que nous connaissons, dès à présent : nos rythme physiologiques, l’alimentation, le sommeil. Nous pouvons aussi nous développer sur les dimensions que nous connaissons moins : nous entraîner à moins regarder les informations alarmistes, apprendre à nous observer : comment nous sentons-nous, quelles émotions nous traversent, comment réagit notre corps. Et pourquoi ne pas essayer les techniques de gestion du stress comme la méditation, le yoga, la cohérence cardiaque par exemple ? Par petite touche, tout doucement. Parce que les nouveaux comportements ne peuvent pas s’intégrer en un clin d’œil, il faut de l’entrainement. Et si nous nous sentons en faiblesse par rapport à n’importe quelle dimension de ce qui nous arrive, nous pouvons avoir le courage de nous faire accompagner dès à présent par un professionnel. Si ça ne va pas du tout, démarrer une thérapie pourrait être une bonne option, si ça va bien dans l’ensemble avec quelques points sombres, pourquoi ne pas envisager un coaching. Quelques séances seulement …. Plutôt que de juste subir, en pensant que nous n’y pouvons rien !

Et quand nous aurons repris, la même vigilance sera de mise. Tout cela pour aller vers la santé plutôt que vers la crainte de la maladie. Pour aller vers quelque chose de plus serein !